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La [parenthèse], est une compagnie franco-canadienne qui ne manque pas de talent, et aime la danse essoufflante. Qui bouge à l'unisson, épuise, fait du bien. Son Boléro, en particulier, fait d'élans brisés et bâti sur un long crescendo, est une pièce étonnante, qui à partir d'un vocabulaire plutôt classique construit une gestuelle grotesque où rien n'est ridiculisé, pourtant. La maitrise technique des danseurs et du chorégraphe Christophe Garcia est évidente. A l'Odéon ils présenteront une pièce qu'ils ont créée au centre chorégraphique de Biarritz , un diptyque intitulé Erritu ("Rituel" en basque) qui commence par L'Heure du Bain, où les corps se préparent à la danse, pour continuerpar Le Sacre du Printemps. La pièce, dansée par trois couples, reprend l'argument originel de Stravinsky, au moins dans l'essentiel de ses étapes. Mais le sacrifice de l'Elue sera décidé par le public.. 0 « Les gens du coin » Scapino Ballet Rotterdam, première le 5 juin 2007 à RotterdamUn jeune homme qui fait parler de lui, le Français Christophe Garcia, a gagné de nombreux prix chorégraphiques internationaux. Et, à en juger par sa nouvelle pièce, il est destiné à aller certainement plus loin. Sa musicalité, son poignant sens de l’humour, le lyrisme et la liberté avec lesquels ses danseurs se meuvent, font de lui un artiste avec une voix individuelle qui nous rappelle cependant quelque peu Mats Ek , par sa manière de conter des histoires.Chaque mouvement exécuté par les cinq danseurs naît d’une intention claire, enracinée dans le sens de la pièce. C’est une pièce qui traite du désir de se libérer d’une vie régentée et de la pression du conformisme, illustrée particulièrement de manière touchante par Cleme Wermers dans un solo final où il s’aventure timidement dehors pour être lui-même. Un solo dansé avec autant d’émotion par Marlies Archtoven en seconde distribution. 0 "Parenthèse" de plus en plus universelleLa compagnie franco-québécoise de Christophe Garcia répète en ce moment au BNM un “ Sacre du printemps” qu’il espère bien diffuser à Marseille en 2007.Depuis son installation entre Marseille et Montréal, Christophe Garcia n’en finit pas de l’essor à sa compagnie [La Parenthèse]. Vu à l’odéon puis à la Friche, le chorégraphe espère trouver en 2007 un diffuseur local pour sa future création, Le sacre du printemps. Ironie du sort, il entame en ce moment le travail de création dans l’un des studios du Ballet National de Marseille…où se répète une pièce d’après la même musique de Stravinsky. A terme, une dizaine de danseurs devraient être associés au projet. Pour l’heure, Roberto, Céline, Clément, Arnaud ou encore Marie s’imprègnent des premières inspirations d’un artiste qui entend revisiter le rituel : “Nous serons un vendredi soir en Angleterre, quand on boit dans les pubs jusqu’à 23h et qu’on attend, dans la rue, l’ouverture des clubs. Les danseurs porteront des vêtements codifiés puis seront dénudés au fur et à mesure, passant de l’homme à l’animal. Pour montrer ce besoin social de communication, de sexualité”. Il précise : “Chaque interprète peut être l’élu. Je souhaite que, au moment voulu, ce soit le public qui désigne le sacrifié. Les dix devront être prêts à entamer la variation.” Un projet qui voit le jour grâce à un concours gagné au printemps en Italie. Le prix était une coproduction avec le Ballet Biarritz et Zagreb, où Le sacre sera créé en 2007, puis programmé au Québec. L’an prochain verra aussi concrétisée une vidéo sur le ballet Alice, coproduite par le BNM. En attendant, [La Parenthèse] reprend Les Songe-Creux le jeudi 2 Novembre à 20H30 à l’Astronef. 0 Rêver et voir l’excellenceLa Cartonnerie, à la Friche Belle de Mai, est à nouveau le cadre d’un accueil du Ballet d’Europe. Placée sous le signe du rêve, la programmation 2005 permet d’abord une découverte, celle de la compagnie Parenthèse. Le chorégraphe Christophe Garcia, aidé par Stéphanie Chaudesaigues pour la mise en scène, révèle à travers Les Songe-Creux un bel univers personnel, transcendé par l’interprétation sans faille de trois artistes québécois et trois autres de la région (Marie-Eve Carrière, Céline Giachero, Charline Peugeot, Soula Trougakos, Arnaud Baldaquin et Dominic Caron). Mêlant harmonieusement danse et théâtre, souffles haletants et brouhaha, hystérie et poésie, la pièce illustre des fragments de vie enivrants.Une confirmation ensuite. Le talent sans faille du Ballet d’Europe. En deux temps, et onze interprètes à chaque fois, la compagnie excelle comme toujours, avec la reprise de Rêve, somptueuse évasion au pays des rennes et de la nuit boréale par Jorma Uotinen, dépouillée, épurée, maîtrisée à la perfection, puis l’aboutissement, après plusieurs esquisses depuis février, de One More Time, hommage au plasticien Alfred Hofkunst, ode au mouvement, à la couleur et à la vie d’un Jean-Charles Gil qui signe, ici, « son » Boléro. La partition répétitive, hypnotique, de John Adams, contribue à porter un groupe magnifique, solide, sain. Une soirée en partage confirmée par les intermèdes associatifs. 0 Les rêves devenus réalités du Ballet d’EuropeC’est désormais un rendez-vous habituel : en fin d’année, le Ballet d’Europe dirigé par Jean-Charles Gil investit la Friche Belle de mai. Cette fois, sur le thème du rêve, les danseurs phocéens, dans un programme partagé avec la compagnie franco-québécoise de la Parenthèse, reprennent une chorégraphie de Jorma Uotinen, et le One More Time créé cet été et dédié au plasticien Alfred Hofkunst.Trois ans déjà. C’était alors au Dock des Suds, pour des soirées inaugurales qui avaient connu un grand succès. Depuis, c’est désormais à la Friche Belle de Mai que le Ballet fondé par Jean-Charles Gil à partir du Ballets des jeunes d’Europe fait son gala annuel, ponctuant à Marseille des saisons qui, sans relâche, tournent allègrement, en France et au-delà. « Etre à la Friche, un lieu estampillé contemporain, nous tient particulièrement à cœur », insiste le chorégraphe. « Car même si nous avons l’étiquette néoclassique, ce ballet est contemporain dans l’âme, il est dans l’énergie de la société d’aujourd’hui, avec l’envie, toujours, de franchir les barrières et les clivages ». Au programme de la session 2005, conçue sur le thème du Rêve (comme d’ailleurs les workshops, chorégraphies signés par les danseurs et présentée pour trois soirées et deux matinées, la reprise de Un Rêve, offert par le finlandais Jorma Uotinen pour le baptême du Dock des Suds, et qui avait soulevé un engouement mérité, puis l’opus conçu par Jean-Charles Gil, qui l’a créé cet été, en le dédiant à son ami plasticien Alfred Hofkunst, qui a signé la flamme-logo du Ballet. « Il y a eu beaucoup de changements, dans les costumes, notamment, pour parvenir à ce que nous voulions, pour atteindre toute la fluidité et toute la vélocité qui caractérisait Alfred Hofkunst », raconte-t-il, plongé dans les œuvres de l’artiste-ami disparu en 2004, « qui a toujours créé dans une grande liberté, avec même un côté cannibale ». Pour la musique de cet opus très dynamique et « athlétique ». Jean-Charles Gil a choisi l’inventif John Adams. Pour les trois soirées, le Ballet d’Europe ouvrira le plateau de la Friche à une compagnie émergeante, La Parenthèse, créée en 2000 à Marseille par Christophe Garcia, ancien du Béjart Ballet Lausanne qui a intégré la compagnie Cas Public, dirigée à Montréal par Hélène Blackburn, en 2003, donnant une dimension trans-Atlantique à la structure. Egalement soutenue par le Ballet de Marseille, la Parenthèse présentera dans le cadre de ces soirées « Rêves » Les songes creux, dans lequel 6 danseurs, avec une dimension théâtrale très présente, évoqueront les univers de deux auteurs canadiens, Michel Tremblay et Paul Fournel, avec des extraits des nouvelles La grosse femme d’à côté est enceinte et Les rêveuses. « Le fait de travailler tous les deux sur le thème du rêve est une belle coïncidence », explique Arnaud Baldaquin, de la compagnie. « Jean-Charles Gil, qui nous suit depuis le début, nous a accordé une belle confiance. Et l’Usine Corot, où nous avons créé une bonne part de la pièce, nous a beaucoup inspiré ». L’ Usine Corot, justement, venant d’être vendue, Jean-Charles Gil s’apprête à y passer une dernière saison : « nous sommes dans l’attente, plutôt positive, d’une convention avec la ville d’Allauch. Si tout va bien, nous devrions investir une usine EDF réaménagée ».Un déménagement qui n’impliquera pas l’abandon des nombreuses sensibilisations opérées sur Marseille et dans la Région par le Ballet d’Europe, tant en milieu scolaire qu’auprès du grand public, le futur lieu pourrait même être au cœur de la reprise des Universités d’Eté. A noter enfin que les représentations de fin d’année à la Friche Belle de Mai seront également l’occasion d’apprécier le travail photographique d’Agnès Mellon et Jean Barak, ainsi que des démonstrations de plusieurs associations (Centre social de la Visite, Femmes de l’Estaque). 0 Les Songe-creux font valser les motsDOUX AMER. La jeune compagnie franco-canadienne la Parenthèse marie danse et théâtralité dans les Songes-creux, d'après les textes de Paul Fournel et Michel TremblayC’est une pièce insolite qui a l'accent québécois. Spectacle de danse-théâtre, les Songe-creux font entendre les textes de deux auteurs, le Français Paul Fournier et le Québécois Michel Tremblay. "La pièce reflète t'aventure de la compagnie, explique Christophe Garcia, qui vit à cheval entre Marseille et Montréal. La moitié des danseurs travaille toujours à l'étranger, cela permet plus d'abandon et de recul. J'ai exploité cette richesse biculturelle. Or la danse ne peut pas tout dire, j'avais besoin d'entendre le français, à la fois si proche et si différent sur les deux continents. " Pour cet ancien élève de Maurice Béjart de 27 ans, passé très vite à la chorégraphie, les Songe-creux présentés à la Friche de la Belle de Mai seront donc un retour à Marseille, où il a créé il y a cinq ans la Parenthèse et présenté Alice, qui empruntait déjà à l'humour acide de Dario Fo. Cette fois, il pousse encore plus loin danse et théâtralité, avec la complicité de la metteur en scène Stéphanie Chaudesaigues, en créant une gestuelle propre à chaque personnage de roman. Dans un décor un peu désuet, tapisserie vieillotte, guéridon, on fait connaissance avec des antihéros terre à terre, englués dans la réalité, qui tentent malgré tout de s'en évader en s'inventant des histoires. "Paul Fournel et Michel Tremblay partagent le même intérêt pour les petites gens, l'un dans les villages de France, l'autre dans les quartiers populaires de Montréal, c'est ce qui m'a intéressé", poursuit Garcia. Jeannette/Marie Eve Carrière la romantique attend le prince charmant. Léone/Céline Giachero, la boulimique, mange pour tromper l'ennui et grossit au fur et à mesure de la pièce... Tous ont quelque chose du Godot de Becket dans leur éternelle attente déçue. Dans cet univers gris s'immisce d'un coup le merveilleux avec une lampe-lune qui s'envole au plafond, ou des lampions d'un bal musette improvisé, un beau passage où les interprètes virevoltent avec des poupées gonflables. Souvent la cruauté perce, notamment grâce à l'utilisation des faux corps. Le passage du texte à la danse est fluidifié par les chuchotements et les dialogues muets. Les procédés sont parfois trop systématiques, mais, malgré ses défauts de jeunesse, la pièce entraîne dans un univers très personnel, hors des étiquettes. En vieux français, les Songe-creux désignent les rêveurs, les gens lunatiques dont on se moque. Des personnages tels que les aime justement Christophe Garcia. 0 Le rêve en trois illustrationsLe Ballet d’Europe finit l’année à la Friche Belle de Mai avec deux de ses pièces, « Rêves », de Jorma Uotinen, et « One More Time », de Jean-Charles Gil. S’ajoute invitée, La Parenthèse, avec la création des « Songe-creux », de Christophe Garcia.Depuis 2003, le Ballet d’Europe a pris l’habitude de retrouver le public de Marseille. Pour la deuxième année, c’est la Cartonnerie, à la Friche Belle de Mai, qui reçoit la compagnie dirigée par Jean-Charles Gil. La Proposition cette fois est multiple, résolument placée sous le signe du rêve. Jeudi 22 et vendredi 23 à 15h, ses onze danseurs proposent un programme « allégé » comprenant Rêve, pièce désormais à son répertoire, du finlandais Jorma Uotinen, puis One More Time, hommage au plasticien Alfred Hofkunst, décédé en 2002, sur la musique virevoltante du compositeur américain John Adams. Il s’agit de l’ultime version d’un ballet en cours d’élaboration depuis ses premiers pas, en février dernier, à l’espace culturel Busserine. Dès ce mercredi 21, on retrouvera ces deux ballets pour des soirées élargies, avec l’invitation lancée dès 19h (ouverture des portes dès 18h30), à la compagnie La Parenthèse, de Christophe Garcia. Partagé entre Marseille et Montréal, le chorégraphe propose la première européenne de sa dernière création, pour six danseurs, Les Songe-Creux. Entre danse et théâtre, les personnages sont inspirés par les auteurs Michel Tremblay et Paul Fournel. Ils invitent le spectateur au cœur de leur intimité en livrant leurs rêves et imaginaires les plus précieux. En résumé, les trois soirées complètes commencent à 19h avec cette pièce. A 20h15, une première pause sera l’occasion d’un buffet dînatoire payant et d’animations proposées par les associations partenaires du projet : le Centre social La Visite (buffet oriental par le groupe des femmes de l’atelier cuisine et chorégraphie par la trentaine d’élèves de l’atelier danse), l’atelier Jasmin, d’Aix (un costume sur le thème du rêve associé à la nature), l’artiste plasticienne Candice D-Reverdy du collectif A-Ma-Zone et des femmes de diverses associations regroupées par Gisèle Isnardon, qui liront des textes, toujours sur l’onirisme. A 21h15 (puis 22h) le Ballet d’Europe dansera ses deux pièces. Enfin à 22h30, un sas de décompression sera offert sous la forme d’un bal actuel, dans le hall, un mix de musiques latino et tek-house. 0 Des actes manqués et des rêveuses...Christophe Garcia et Frédéric Tavernini Présentent trois chorégraphies aux intentions alléchantes sur la scène de l’Odéon.« On étouffe ici ! Permettez que j’ouvre une parenthèse ». Cette injonction d’Alphonse Allais, Christophe Garcia, ancien du Béjart Ballet, a voulu la faire sienne en créant, en 2000, les Ballets de la Parenthèse. Un désir de fraîcheur concrétisé avec déjà 5 opus présentés avec succès (et quelques prix) sur des scènes de France et du Québec – où le danseur-chorégraphe a intégré la compagnie Cas Public dirigée par Hélène Blackburn en 2003-, mais curieusement peu jouées à Marseille. Une unique soirée la saison dernière, dans un espace julien peu habitué à recevoir de la danse et donc hélas peu rempli, avait permis d’apprécier deux pièces drôles et ironiques, Les Sylphides et En attendant. Cette fois, c’est avec un risque identique que la compagnie, subventionnée par le Conseil Régional et soutenue par le Ballet de Marseille, le CCN de Biarritz et la Ville de Marseille , investira ce vendredi l’Odéon phocéen, plutôt repéré pour le boulevard et l’opérette (les réservations semblent hélas confirmer ces craintes). On peut le regretter, tant les intentions et l ‘expérience de la jeune compagnie sur ce programme suscitent la curiosité : outre Les Rêveuses, une courte pièce inspirée de textes de Paul Fourmel ( Les grosses rêveuses ) et de Michel Tremblay ( La grosse femme d’à-côté est enceinte ) qui creuse les paradoxes entre la lourdeur de la réalité et légèreté du rêve. Au cœur de ce programme, Christophe Garcia a invité pour la première fois un autre chorégraphe, Frédéric Tavernini, brillant et charismatique soliste du Ballet national de Marseille (il y fut notamment The Captain pour Saarinen), qui signera pour sa part Slonec Street, sur une musique de Stravinsky. Ambitieux, son projet vise à mettre en danse la ronde des actes manqués, des désirs refoulés, des plaisirs qui demandent, ou non, à être satisfaits. 0 Triple « Parenthèse » pour GarciaAprès l’Espace Julien, voici quelques mois, c’est au tour de l’Odéon de Programmer, ce vendredi soir, les Ballets de la Parenthèse.Créés en 2000, dirigés par Christophe Garcia, ancien danseur de Maurice Béjart, ils proposent rien moins que trois créations en danse contemporaine. Deux, Les rêveuses (courte pièce pour trois danseuses) et Boléro (le fameux, celui de Maurice Ravel, qui a déjas largement inspiré les créateurs), sont signées de sa main ; la troisième, Slonec Street, sur une musique d’Igor Stravinsky, émane de Frédéric Tavernini, actuel danseur du Ballet national de Marseille, ici chorégraphe. Les danseurs seront Céline Giachero, Laetitia Rey, Charline Peugeot et Arnaud Baldaquin, ainsi que trois invitées, Marie-Eve Carrière, Gabrielle Cousineau et Soula Trougakos. 0 Ballets de la Parenthèse, points en suspensionLes Ballets dirigés par Christophe Garcia présentaient récemment à l’Espace Julien, à Marseille, deux opus marqués du sceau de l’humour et de l’ironie .Cagoulées, corsetées, poitrines bandées, psalmodies de Mammas italiennes, veuves en noir, poupons multipliés à l’infini, tentatives d’émancipation, haros des foules soumises, séducteurs achetant leurs belles avec des dessous affriolants…Des sylphides de la célèbre rêverie romantique crée en 1906 par les Ballets Russes, il ne reste plus grand chose. Et le romantisme idéaliste de la musique de Chopin vient joliment s’encastrer dans la dure réalité de la condition féminine…. Bien qu’un peu bavard (l’opus se termine sur le savoureux mais un peu longuet monologue de la putain chez le psy extrait de Récits de Femmes de Dario Fo et France Rame), les Sylphides imaginées par Christophe Garcia, superbement incarnées par quatre donzelles qui se révèlent comédiennes tout autant que danseuses, distillent un étonnant mais bien inspiré mélange de dérision et de gravité, dans un équilibre assez subtil entre narration et évocation. Une attente pas ennuyeuse Avec En attendant, nouvelle création de ce Ballet constitué par cet ancien élève de Béjart et présentée en deuxième partie de cette soirée (qui a hélas attiré peu de spectateurs à l’Espace Julien, scène rarement utilisée pour la danse), on retrouve ce penchant pour « une danse qui parle »et pour un certain comique de situation, mais dans une perspective moins « militante », car elle concerne, hélas, l’humanité dans son ensemble : que faire quand on attend ? Du rendez-vous amoureux à la file d’attente administrative, les situations s’enchaînent sur fond de répondeur téléphonique (délicieux accent québécois nous priant de rester en ligne…) Cette galerie de portraits pus ou moins éloquents ( de la teen-ager mangeant du pop-corn devant un DVD à la Versaillaise bobo, en passant par l’homme d’affaires)mais finalement homogène va au fil du temps d’attente se disloquer, les unes s’atrophiant ou s’isolant tandis que d’autres s’enhardiront en gestes saccadés ou plus souples, s’affranchissant d’une télé ou de vêtements, s’impatientant, partant à l’aventure telle cette Pénélope qui, à l’évidence commence à en avoir marre d’attendre…Au final le constat est clair et presque sombre : retour à la case départ, l’être humain, s’il ne sait pas toujours à quoi s’attendre, n’a pas fini de devoir le faire… Portés par une troupe homogène, constituée d’interprètes aux physiques pas forcément « classiques » mais tellement plus humains, les Ballets de la [Parenthèse] sont à un tournant de son existence : leur initiateur Christophe Garcia vivant désormais à cheval entre France et Canada ( il vient d’intégrer la Cie Cas Public d’Hélène Blackburn à Montréal), ils feront désormais, sous la houlette, appel à des chorégraphes invités. Premier d’entre eux, Frédéric Tavernini, passé lui aussi par Béjart, mais aussi par la Lorraine, Lyon, Montréal avant de rejoindre le Ballet national de Marseille (où la [Parenthèse] a été accueillie en résidence), qui travaille avec la jeune compagnie sur un projet de Noces. La [Parenthèse] n’est donc pas prête de se refermer… 0 Ecoliers et adultes fascinés par les jeunes danseurs de la compagnie de la [Parenthèse]Premier spectacle culturel de la saison, le ballet de la compagnie de la [Parenthèse]a séduit le public d’enfants et d’adultes.Dans le cadre du partenariat des écoles de la commune et du service culturel communal, avec l’ADDM 44, quatre écoles primaires de Quilly, Saint-Lyphar et La Chapelle des Maraisont pu assister pendant deux journées, aux représentations des « Ballets de la [Parenthèse] », à la salle Kraft, en après-midi. En effet, cette compagnie qui se produisait en soirée,vendredi, a établi ses quartiers dans la salle de spectacle la veille et les danseurs sont allés à la rencontre des écoliers pour leur expliquer leur métier. Ces écoles qui ont choisi le thème de la danse cette année avec l’ADDM 44, ont déjà une approche de cette discipline grâce à l’intervention d’Isabelle Laurent, pendant huit séances. Aussi les jeunes écoliers se sont fait un plaisir d’assister à un vrai spectacle, dans la salle Kraft, le même qu’ont pu voir les adultes en soirée. A l’issue des représentations pour les écoliers, les danseurs ont pris le temps de venir discuter avec eux. Les jeunes ont livré leurs impressions sur le spectacle et les questions un peu timides au départ, se sont succédées ensuite sans discontinuer. Annonciation et Alice, deux merveilles chorégraphiques de Christophe Garcia, ont régalés petits et grands par le talent des jeunes danseurs de la compagnie. 0 les ballets de la parenthèseAutre vision des souvenirs de ces années Diaghilev, celle de Christophe Garcia, jeune danseur et chorégraphe issu du Béjart Ballet Lausanne. Né à Annecy, il tate de la chorégraphie à 21 ans. Il fonde sa compagnie, les « Ballets de la [Parenthèse] », soutenu par Béjart.Pour le Printemps d’Aimer, il vient de créer l’Annonciation. Après le spectacle, il m’a confié, « J’ai travaillé sur l’imaginaire, sur le personnage de Marie, sur la maternité avec cette contradiction amour/séparation qui naît au sevrage quand l’enfant quitte sa mère ». La pièce débute par un solo de la Mère de Marie, dans une écriture assez sobre, assez Grahamienne, sur la musique lourde et torturée de Gorecki. Christophe Garcia traduit avec force et délicatesse à la fois cette douleur d’abandon, face à l’amour maternel toujours possessif. Le lien affectif entre les deux femmes est mis en valeur dans un duo fort et émouvant, une gestuelle heurtée où l’on perçoit l’influence d’un Mats Ek. Marie reste prostrée, seule. L’entrée des anges (curieux personnages mi-protecteurs, mi-dominateurs), les brassées de lys créent autour de Marie un halo sacré. Farouche autant que vulnérable, elle tente de refuser son destin dans un solo assez statique ; tout en intériorité et en convulsions, avant l’acceptation résignée. Christophe Garcia arrive à mêler avec une maturité très étonnante une situation et des sentiments contradictoires, flirte avec le mystique et le dérisoire. La mère, Rachel Poirier, est talentueuse. Charline Peugeot incarne avec ferveur le rôle difficile et ambigu de Marie, Céline Giachero se révèle drôle et efficace en Ange Gabriel. C’est une œuvre forte, qui présente Marie non comme une privilégiée radieuse, mais comme une victime, intermédiaire d’un destin qui est la base de la chrétienté. Avec les Sylphides, on plonge soudain, non dans un univers éthéré aux créatures idéalement évanescentes, mais dans une société sombre où la femme est asservie, captive, voire mutilée par les lois civiles, par le poids de traditions que l’homme a perpétrées. Une prière napolitaine jaillit comme un cri : on voit ces femmes vêtues de noir, souvent implorantes « Mamma Bella, Mamma Bella ». A la musique idyllique de Chopin s’opposent des textes aux intonations dramatiques, qui éclatent dans un silence poignant. La maternité est évoquée aussi dans une hilarante mais émouvante valse des bébés, où les femmes sont submergées de poupons de celluloïd : idée audacieuse, géniale, presque caricaturale, mais où la tendresse maternelle triomphe malgré tout. Christophe Garcia manie avec un sens théâtral très sûr la danse, le geste anodin, la voix, le sarcasme, l’émotion. Et les interprètes sont formidables. Dans ces sylphides nouveau genre, l’éternel féminin joue aussi la séduction dans des sous-vêtements affriolants offerts en paquets rouge flamme par des hommes séducteurs. Une prostituée, tour à tour véhémente et pitoyable,( texte de Barjavel et Dario Fo) se confie au public, fustigeant la société, la sexualité et le travail à l’usine. Une pièce sacrilège ? Non . Etonnante, détonante, dérangeante. Ces anti-sylphides risquent le pari de nous émouvoir et de nous renvoyer quelques reflets bien réels de notre monde, celui qui ne s’arrête pas au bord d’un tutu romantique ! Une poésie sombre, accusatrice, qui fait penser aux Fleurs du Mal. Fonder une compagnie à 21 ans, c’est rare ! « C’est très dur, reconnaît-t-il de gérer une compagnie permanente.» Il a travaillé en résidence pour le Ballet National de Marseille, aidé par Marie-Claude Pietragalla. « Je n’aime pas trop danser mes pièces. J’ai fait le choix de la création, et parfois, car je suis toujours danseur, je me fais doubler par Michaël Pomero. J’aime raconter les choses sans les illustrer systématiquement, les choses de la vie. Toutes les musiques peuvent m’inspirer. Une suite de Gorecki comme des valses de Chopin. J’aime le paradoxe et je suis très ouvert à toutes les musiques. Nul doute que Christophe Garcia ne trouve, après ces deux années prometteuses, une suite favorable à sa carrière et à sa jeune compagnie (six danseurs).Un tel talent ne peut que s’épanouir. Etablis à Marseille, les « Ballets de la [Parenthèse] »sont promis à un bel avenir. On le souhaite sincèrement. 0 La femme de la parenthèseChristophe Garcia a fondé les « Ballets de la [Parenthèse] », il y a deux ans. Couronné cet été au festival de Sens, il a été réinvité à Biarritz avec deux créations. La première, « Annonciation », est une vision très personnelle, sinon iconoclaste de la scène biblique. Ici, les mouvements sont brusques, les gestes cassés…et les anges facétieux. Dans la façon d’arrondir le dos, d’accentuer les angles, on sent une inspiration marquée par Mats Ek. Avec les « Sylphides », Christophe Garcia va encore plus loin, en présentant des images de femmes à l’opposé des créatures aériennes évoquées par le titre. S’il a gardé la musique de Chopin,toute référence au romantisme a disparu. La pièce est ancrée dans le réel le plus cru, voire le plus dérangeant, et fait état de la condition de la femme aujourd’hui. Cet intérêt pour la figure féminine apparaît d’ailleurs comme une constante dans l’œuvre d’un chorégraphe qui a visiblement des choses à dire.0 La parenthèse ne se refermera pasAlice est enfant mais doit devenir femme, coûte que coûte, jusqu’à la folie…Voilà en quelques mots la teneur de la pièce qui a valu aux « Ballets de la [Parenthèse] » (Marseille), les prix du jury et du public du concours contemporain « Jeunes compagnie » des Synodales.Sa huitième édition a mis en compétition, samedi à Sens, quatorze ensembles dans la cour du palais synodal. « Alice », une chorégraphie de Christophe Garcia pour six danseurs, était donc loin d’être seule. Ecrite sur des musiques de Bach, Stockhausen et Stravinsky, cette pièce de huit minutes est la première à obtenir simultanément le prix des spectateurs et d’un jury composé d’amateurs éclairés et de professionnels de la danse. Ce dernier était présidé par Thierry Malandain (Ballet Biarritz). Alors que les « Ballets de la [Parenthèse] »se préparent à revenir à Sens, l’année prochaine, avec une création, quatre autres compagnie quittent la villes avec des prix d’une valeur comprise entre 150 et 4500 euros. Le Ballet actuel (Toulouse) obtient le premier prix ; « CFB 451 » (Paris), le second ; « Danse en l’R » (Ile de la Réunion), le troisième. Quant au travail de la compagnie Thomas Duchatelet (Lille), il est récompensé par un « prix de la ville ». 0 Chorégraphie en quête d'amateursFort, malgré ses 21 printemps, d’un apprentissage passionné de six années au conservatoire national d’Annecy, détenteur depuis 1995 du diplôme de professeur de danse classique et contemporaine et lauréat boursier du ministère de la culture pour les jeunes talents, Christophe Garcia a pris son envol depuis août dernier pour une carrière de chorégraphe.Interprète de différentes pièces au répertoire du talentueux Maurice Béjart, suite à son passage de deux ans à l’école Atelier Rudra Béjart de Lausanne, l’inspiration le visite bientôt pour « faire ses classes » en solitaire comme créateur. Octobre 1999 verra les prémisses d’Alice (au pays sans merveilles), pièce contemporaine d’après le texte de Dario Fo, suivront «Les Sylphides» sur une musique de Chopin, Contrazoom et La Muse. Juillet 2000 lui accordera l’insigne honneur de voir adapter l’une de ses créations en Italie, au cours du gala « Carte Blanche à Maurice Béjart » à la demande de ce dernier. Le premier pas … de danse est fait, et août voit la naissance des « Ballets de la [Parenthèse] ». Créateur et directeur artistique, Christophe Garcia délègue bien vite la partie administrative à son frère Loïc et la présidence à sa mère,affaire familiale rondement menée. La compagnie, composée pour l’instant de six danseuses, recherche deux éléments masculins pour parfaire la troupe. Plusieurs contacts internationaux (Montréal, Porto Rico) ont été établis pour des créations de chorégraphies et de prestations à effectuer sur Paris et plusieurs villes de France : des stages pour adultes sont en outre prévus durant l’année avec la MJC de la Roche-sur-Foron pour l’apprentissage de l’écriture chorégraphique et de la danse. « Ballets de la [Parenthèse] », de jeunes talents à encourager vivement pour que la compagnie créée soit plus qu’une [parenthèse] dans une carrière prometteuse. 0 Les ballets de la Parenthèse attendent le public du Théâtre CentennialLe mot songe-creux désigne péjorativement une personne qui nourrit son esprit de chimères. Chez nous, on dirait un lunatique, qui adore rêver éveillé et se laisse emporter régulièrement par des images impossibles.Ce type de personnages, Christophe Garcia en a trouvé dans les œuvres romanesques de Michel Tremblay et de l’auteur français Paul Fournel. Le résultat est un spectacle danse-théâtre intitulé Les songe-creux, que le chorégraphe présente en avant-première ce soir au Théâtre Centennial de Lennoxville. « Il y a des points communs entre leurs univers. Tous deux dépeignent une vie populaire, Tremblay dans les quartiers de Montréal, Fournel dans les petits villages de France. La façon trouvée par leurs protagonistes pour sortir de leur quotidien, c’est leur imaginaire. » Du côté des Chroniques du plateau Mont-Royal, il y a Edouard, celui qui rêve de devenir la duchesse de Langeais, Marcel et son chat imaginaire Duplessis, Josaphat, qui provoque le lever de la lune avec son violon, et Albertine, celle qui refuse de rêver. Dans son recueil de nouvelles Les grosses rêveuses, Fournel a pour sa part créé Jeannette, qui attend un prince charmant et Léone, qui rêve d’être mince et sublime, mais qui adore les gourmandises. « Soit qu’elle vit son rêve et accepte d’être malheureuse, soit qu’elle le rejette mais qu’elle reste heureuse…et grosse. Plusieurs des personnages, vous l’aurez remarqué, ont une corpulence certaine. Les danseurs ont dû s’habituer à danser avec différentes postiches et aucun n’était habitué à ça. » Il ne faut pas s’attendre à retrouver des sosies parfaits des personnages romanesques dans Les songe-creux. Christophe Garcia s’est librement inspiré d’eux. « L’idée est qu’à la fin du spectacle, le public ait une bonne connaissance des six personnages et de leur imaginaire. Et comme la danse ne pouvait tout exprimer, les danseurs ont plusieurs répliques. » Réunissant des interprètes français et québécois, Les songe-creux représente pour Christophe Garcia un riche rendez-vous entre deux cultures. « D’abord le mélange des littératures, puis des imaginaires (car le quotidien d’un Québécois et d’un Français ne sont pas les mêmes), puis de la langue et des accents. Faire parler un danseur français en joual québécois (lui faire dire par exemple suyers au lieu de souliers), c’est très riche. Les différences dans les façons de faire ont aussi suscité l’intérêt de part et d’autre. » Parler avec une fatiguée extrême Pour Christophe Garcia, également danseur pour la compagnie québécoise Cas Public, Les songe-creux est le point d’arrivée d’un processus de découverte du Québec et de sa culture, amorcé en 2000 lorsque le Jeune Ballet du Québec l’a invité pour créer plusieurs pièces. « J’étais dans une période où j’avais envie de nouveaux horizons. J’ai vite senti que mon travail pouvait s’épanouir ici. » D’ailleurs, au lendemain de la représentation de ce soir, Les Ballets de la Parenthèse mouront pour devenir la Parenthèse tout court. « Au lieu d’une compagnie française qui embauche des interprètes français et québécois, la Parenthèse sera une compagnie franco-québécoise, avec un point d’attache à Marseille et un autre à Montréal. » Le spectacle de ce soir contient également deux autres pièces, Les rêveuses et Boléro. Le premier offre trois jeunes femmes lunaires, sorties de nulle part, qui s’échappent de la réalité par le mouvement, la légèreté, la couleur, la poésie… Avec Boléro, qui s’est évidemment construit sur la monumentale musique de Maurice Ravel, le chorégraphe est parti d’une citation. « De Christian Mistral, si je me souviens bien. Il disait que Boléro, par son long crescendo, illustrait le mal croissant qui rongeait la tête de Ravel et l’a conduit à la démence. » Chorégraphié des centaines de fois, Boléro représentait un véritable casse-gueule pour Garcia, mais le goût du défi l’a emporté. « Pour les danseuses, cette pièce est un véritable défi physique. Elles poussent leurs limites à l’extrême, au point où elles n’ont pas toujours envie d’y aller. A la fin, elles sont dans une fatigue extrême. L’une peut être très calme et l’autre totalement enragée. Il est donc très intéressant de leur parler après. » Le public est d’ailleurs invité à piquer une jasette aux danseurs après le spectacle et aussi à assister à une petite causerie une heure avant le début du spectacle. 0 Les RêveursInvitée par l’association Hautnah, véritable « Fabrique de spectacle vivant » à Chenôve, la [parenthèse] est une compagnie québéco-marseillaise qui associe danse contemporaine et théâtre en s’inspirant du métissage de ses danseurs.Etonnamment, le spectacle commence dès l’entrée en salle, quend les comédiens jouent ce que l’on aurait pu dans un grand théâtre parisien au début du siècle : toute une équipe d’employés en tenue des années vingt, s’affairant avant que les trois coups ne soient frappés. Et puis, on plonge dans les « Songe-creux » par un clair-obscur. La pièce mi-absurde mi-abstraite évoque tous les complexes désormais bien cernés de notre époque, à savoir celui d’être trop gros, celui de mal vieillir, la hantise de se voir échouer. Les acteurs de conditions sociales toutes différentes ressentent un même malaise prégnant. Etouffés par des codes, écrasés par leur environnement, ils trouvent des portes de sortie quand ils frôlent le délire hystérique. Avant de trouver leur salut dans une vie imaginaire, un personnage inventé qu’ils enfilent au fur et à mesure qu’ils se travestissent. D’une masse informe, les personnages sortent et se réalisent pour replonger dans le groupe. La création est bien dans l’ère du temps, drôle et décalée. Lui succèdent les Rêveuses, et Boléro, deux trios de femmes qui se relaient pour danser sur les partitions instrumentales avec légèreté puis avec rigueur et énergie sur le boléro de Ravel. Deux pièces dépouillées, soutenues par une écriture chorégraphique solide et admirablement interprétées. 0 Théâtre et danse réunis sur les mots de Tremblay et FournelDanse et théâtre se sont réunis dans «Les Songe-creux»,hier après-midi à la Maison de la culture de Trois-Rivières, une production honorée par six danseurs, trois Québécois et trois Français. Pas facile d’attirer un public en salle par un chaud dimanche après-midi comme hier. À la Maison de la culture, la jeune compagnie «La [Parenthèse]» est parvenue à y rassembler 80 spectateurs, qui n’ont toutefois pas tous attendu la fin du spectacle avant de regagner le grand air du centre-ville. Il faut dire que le spectacle «Les Songe-creux» a beau être exécuté avec brio et belle théâtralité, la production ne figure pas parmi les plus accessibles, et son propos n’est pas des plus lumineux non plus. L’idée est belle pourtant. La production met en scène des personnages inspirés de la littérature, plus précisément des auteurs Michel Tremblay et Paul Fournel, pour nous partager leurs imaginaires aussi bien en pas de danse qu’en paroles. L’exercice de marier le théâtre et la danse est effectué avec grand soin. Dans la salle hier, les spectateurs qui sont demeurés sur place pour jaser avec les artistes après la prestation ont longuement souligné leur aptitude à honorer du même coup les deux arts de la scène. Le chorégraphe Christophe Garcia, lauréat de plusieurs prix internationaux en chorégraphie, était d’ailleurs sur place pour recevoir leurs commentaires. Cette compagnie de danse est franco-québécoise et réunit trois interprètes de chaque culture. Or si les artistes travaillent chacun de leur continent, ils ont tout de même l’habitude de se rencontrer quelques jours avant une représentation pour bien lier leur art. Cette fois-ci cependant, les quelques jours se sont transformés en quelques heures, ce qui ne se remarquait toutefois aucunement sur scène. 0 |
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